UNSUK CHIN

C'était l'une des têtes d'affiche du Festival d'Automne à Paris 2015 qui a lui a consacré un portrait. Unsuk Chin, la compositrice coréenne a été saluée à Paris lors de trois soirées et cinq concerts, de la musique au grand orchestre, de la Maison de la radio à la Philharmonie de Paris. 

Le 27 novembre, elle était présente à la Philharmonie pour un concert rencontre.  L'Ensemble Intercontemporain, familier de son oeuvre, a interprété  Allegro ma non troppo, où des sonorités concrètes, comme celles émises par du papier de soie, des montres et des gouttes d’eau, irriguent l’œuvre. Les transformations électroniques opèrent de subtiles transitions d’un timbre à l’autre, au sein d’une forme en arche.

En soirée, l'Ensemble Intercontemporain a interprété deux pièces majeures d'Unsk Chin : Graffiti et le Double Concerto pour piano et percussion.
Créé à Los Angeles sous la direction de Gustavo Dudamel, Graffiti, par le kaléidoscope de ses styles, évoque le street art, son inventivité, sa critique de la consommation et des villes standardisées. Des strates accumulées, entre primitivisme et transparence, en appellent à la virtuosité d’instruments traités en solistes. Une virtuosité dans le sillage de Ligeti, que partagent les Études pour piano et le Double Concerto pour piano et percussion. Là, dans certaines cordes, sont introduits des objets métalliques assourdissant le médium et rendant le grave plus sec. Contrairement au concerto classique, les deux solistes et l’ensemble tendent à devenir un corps unique, dont les impulsions se prolongent ou s’ignorent.